Dimanche 22 novembre 2009
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Rexam en tête, les salariés menacés par les licenciements ont battu le pavé
dimanche 22.11.2009, 05:03 -
La Voix du Nord
| SOCIAL |
La manifestation organisée par la CGT, hier, pour la défense de l'emploi ...
, a réuni environ 450 personnes. En tête de cortège, et sur un certain nombre de pancartes et banderoles, on ne pouvait manquer la présence des salariés de Rexam (fabrication de
canettes), à Gravelines, qui craignent la fermeture de leur site et le licenciement de 140 personnes. « Les licenciés de la honte !, martèle la CGT. Car le site de Gravelines, c'est 75
millions d'euros de fonds propres et plus de 21 millions versés aux actionnaires entre 2005 et 2009. La honte, c'est de partir comme des voleurs après avoir profité des aides de l'État. » Dans
le cortège, de nombreux élus avaient fait le déplacement, dont Bertrand Ringot, maire de Gravelines ou Damien Carême, maire de Grande-Synthe.
33 licenciements chez Isocab filiale du géant Thyssenkrupps
Sa ville est également touchée par les menaces de suppressions d'emplois. Dans le cortège, une délégation d'Isocab est là. « Sur les 113 salariés de l'entreprise, qui fabrique des
bardages métalliques pour bâtiments industriels,
le groupe envisage de supprimer 33 postes, explique Ludovic Ruckebusch, secrétaire CGT du comité d'entreprise. Ce sera un tiers sur le site
de Grande-Synthe, un tiers sur celui de Petite-Synthe et un tiers sur celui de Perpignan. Ils nous disent que notre activité n'est plus rentable. » Pour les salariés, qui attendent les
résultats de l'audit d'un expert-comptable, début décembre, pour entamer les négociations liées au plan social,
ces licenciements annoncés ne s'expliquent pas. « ThyssenKrupp, qui
possède Isocab, a quand même fait
1,9 million d'euros de bénéfices en 2008. » Du côté d'Arcelor, également représenté hier, l'avenir ne s'annonce guère prometteur : « Ils sont en
train de mettre en oeuvre l'ordre de Mittal de fonctionner avec un volant de 20 % de flexibilité, raconte Philippe Verbeke, délégué central CGT Arcelor-Atlantique. Le moral est catastrophique dans
la boîte. Les drames, les suicides, ça nous pend au nez. » •