ThyssenKrupp, premier sidérurgiste allemand, a maintenu vendredi ses prévisions de vente et de résultat grâce à la solide demande en Allemagne et dans les pays émergents, malgré
des pertes en hausse sur ses nouveaux sites aux Etats-Unis et au Brésil.
Son bénéfice net sur la période octobre-décembre, premier trimestre de son exercice, a été quasiment divisé par deux à 101 millions d'euros (-48%), plombé par les coûts de mise en marche de ses
aciéries américaines.
C'est mieux que les 62 millions d'euros attendus par les analystes interrogés par Reuters, ThyssenKrupp ayant pu fixer au mieux ses prix sur des produits de niche utilisés par les constructeurs
automobiles de luxe et l'ingénierie mécanique.
"Nous prévoyons une agréable reprise économique avec une progression très dynamique des prix et des volumes dans les activités de matériaux et de composants", a déclaré le président de
son directoire Heinrich Hiesinger.
La forte reprise en Allemagne a permis au groupe de faire fonctionner ses usines européennes à presque 100% de leur capacité l'an dernier, lui évitant la compression des marges qu'ont connu
certains de ses concurrents exposés à un secteur de la construction encore convalescent.
Le leader mondial ArcelorMittal qui a affiché un taux d'utilisation des capacités à seulement 69% au quatrième trimestre 2010, a dit mardi prévoir une reprise plus rapide que prévu de la demande
et des prix pour le début de cette année.
ThyssenKrupp a déclaré que sa division Steel Americas devrait publier une perte opérationnelle proche du milliard d'euros lors de l'exercice s'achevant fin septembre. Sa précédente prévision
prévoyait une perte autour de 500 millions d'euros.
Sur l'exercice 2010-2011, le sidérurgiste allemand a maintenu sa prévision de bénéfice ajusté avant intérêts et impôt (EBIT), attendu en hausse d'environ deux tiers, à près de deux milliards
d'euros, avec des ventes en hausse de 10% à 15%.
Reuters
source : autoactu.com
Le tribunal de grande instance de Nanterre a autorisé ce vendredi Total à « ne pas procéder au redémarrage de l'activité » de la raffinerie des Flandres près de Dunkerque, contestant ainsi la décision rendue en juin par la cour d'appel de Douai.
« Total raffinage marketing et la raffinerie des Flandres peuvent mettre en oeuvre leur projet (d'arrêt définitif, ndlr) et ne pas procéder au redémarrage de l'activité de raffinage » de l'établissement, a décidé le tribunal dans un jugement. La cour d'appel de Douai avait ordonné le 30 juin le redémarrage de la raffinerie, qui compte 367 salariés et quelque 450 sous-traitants, dans un délai de 15 jours, sous astreinte de 100 000 euros par jour de retard, pour défaut d'information des représentants du personnel.
Toutefois, le tribunal estime que Total a bien « commis une entrave aux prérogatives des instances de représentation du personnel » mais note que le groupe a « conduit une
procédure régulière sur le projet d'évolution de l'établissement » postérieurement à cette entrave. Pour défaut d'information des représentants du personnel, les entités Total raffinage
marketing et de la raffinerie des Flandres sont condamnées à
payer la somme de 5 000 euros au comité central d'entreprise.
« C'est encore une très mauvaise nouvelle pour le raffinage, qui survient après l'annonce jeudi de la fermeture de la raffinerie de Reichstett par Petroplus », a réagi Charles
Foulard, le coordinateur CGT chez Total.
« Maintenant nous avons deux jugements qui s'opposent », a-t-il ajouté.
La direction de Total a simplement indiqué « avoir pris connaissance de la décision du TGI au terme de laquelle la procédure d'information-consultation est régulière, au terme de laquelle il n'y a pas lieu de redémarrer les opérations de raffinage, au terme de laquelle Total peut mettre en oeuvre son projet de transformation de l'établissement des Flandres ». Le porte-parole de Total n'a pas souhaité faire d'autres commentaires.
L'activité de la raffinerie des Flandres avait été arrêtée provisoirement en septembre 2009, avant que la direction ne confirme le 8 mars son arrêt définitif.
La raffinerie des Flandres est l'une des six appartenant à Total dans l'Hexagone, mais le pétrolier a mis en avant une surproduction d'essence dans le pays et en Europe plus généralement pour
justifier sa décision d'arrêter la production de carburants sur ce site.
Le premier sidérurgiste allemand ThyssenKrupp, espère réaliser un bénéfice avant impôt d' au moins 1 milliard d' €uros. (soit 1.38 milliards de dollar$) pour son exercice en cours a déclaré son CEO lors d'une interview datant de mercredi.
Déclaration de Ekkehard Schulz au quotidien économique Handelsblatt : "Nous nous dirigeons vers un bénéfice avant impôts de 1 milliard voire plus".
ThyssenKrupp, dont l'année fiscale débute le 1 er Octobre avait prévu un bénéfice qui serait compris entre 100 millions et 1 milliard d' €uros. Et va effectivement se situer quelquepart dans cette tranche prévisionnelle.
Sur l' exercice 2008/2009 le sidérurgiste allemand avait déclaré une perte avant impots de 2.4 milliards de dollars. Perte due selon ses dires à la récession économique engendrée par la crise économique mondiale.
Schulz a déclaré que grâce à des coupes budgétaires ( entendons par là la mise à la rue de travailleurs ) les ventes sont en pleine augmentation. Il note également que ses fourneaux ayant la plus grande capacité tournent à plein rendement !
Notons également que Schulz démissionera de son poste de PDG du groupe ThyssenKrupp pour laisser la place à Heinrich Hiesinger qui a été débauché de chez Siemens.....
A Suivre....
YVES JAMAIT
Artiste: Yves Jamait
Chanson: y' en a qui...
Les salariés de la société veulent savoir de quoi sera
fait l'avenir. Soutenus par la CGT, ils maintiennent un état d'alerte en attendant de voir les investissements annoncés se concrétiser
« Il y a ceux qui partent et ceux qui restent. » En une phrase, Serge Ballat, secrétaire des métaux CGT Dunkerque, illustre parfaitement le drame à deux vitesses d'Isocab, cette société spécialisée dans la production de panneaux isolants et de bardages.
Une dualité permanente avec deux sites sur le Dunkerquois, l'un à Petite-Synthe, l'autre à Grande-Synthe. Le premier va fermer, le second maintenu avec la promesse d'une nouvelle ligne de
production : « On nous parle ici et là d'un investissement de cinq millions d'euros mais pour le moment, nous n'avons rien d'écrit, remarque le délégué CGT. Sans vouloir être
alarmistes, nous avons fait les comptes et demain, les salariés seront encore trop nombreux pour le travail demandé. »
La peur du lendemain, la hantise de ceux qui sont restés mais aussi de ceux qui sont partis. Olivier sera toujours là, revendications au bout du doigt pointé et paroles acerbes : « On a
tout entendu dans cette entreprise, l'idée de feu continu a même été évoquée, on devait bosser le week-end et tout le tralala. Moi, je suis comme Saint Thomas, je ne crois que ce que je vois... »
Autour de la table, une vingtaine de salariés d'Isocab venus à la pêche aux infos. Pour d'autres, leur nouvelle vie a pris le dessus sans effacer l'amertume. Jérôme confie « avoir tiré un
trait sur Isocab », attendant toujours ses documents officiels pour entreprendre les démarches visant à retrouver un emploi. Il est parti avec les 16 000 euros de prime de licenciement
auxquels s'ajoutent les 2 800 euros glanés par année d'ancienneté. À Jeumont dernièrement, dans le même genre de conflit la prime de licenciement s'élevait à plus de 30 000
euros... Richard, solide gaillard aux épaules larges, a préféré bénéficier de la cellule de reclassement. Il apprend son nouveau métier, technicien en assistance en informatique, « c'est un
secteur où il y a de la demande. »
Pour assouvir ses besoins de lendemains construits, les délégués du CE ont là aussi mené de délicates négociations : « Au départ, la prime à la formation était de 5 000 euros. Que
voulez-vous faire avec cette somme ? interroge Ludovic, nous avons obtenu le paiement global soit 14 500 euros environ. » Un minimum.
Autre exemple, celui de Johan. Il a retrouvé du boulot... en intérim du côté de chez TIM, société implantée à Quaëdypre. Au détour d'une question, les reproches fusent : « Les médias
nous ont un peu oubliés, glisse Franck, notre plan social est arrivé après celui de Rexam et une fois que Total a été annoncé, plus personne ne s'est intéressé à nous. C'est pareil pour les élus
locaux, seul Damien Carême, le maire de Grande-Synthe, a continuellement pris des nouvelles. Lors de la grande manifestation sur Total, nous nous étions placés devant afin d'être visibles, on
nous a demandé de nous placer à l'arrière du cortège », regrette-t-il. Aujourd'hui, ils sont bien décidés à se faire entendre histoire de maintenir l'état d'alerte car tous craignent que ce
plan social ne soit qu'un début.
Ahmed KARA
Source: www.lepharedunkerquois.fr